Les grands cabinets internationaux, souvent appelés Big Four, accompagnent surtout les grands groupes. Les fiduciaires accompagnent la grande majorité des PME suisses. Pour choisir entre une fiduciaire ou un Big Four, partez de vos besoins réels : la comptabilité, la révision, la fiscalité internationale ne demandent pas le même partenaire.
Trois missions à distinguer
- La comptabilité : tenue, TVA, salaires, bouclement. C'est le quotidien de l'entreprise.
- La révision : le contrôle des comptes annuels par un réviseur agréé et indépendant.
- Le conseil : fiscalité, structuration, transmission, financement.
Ce que dit la loi sur la révision
Le contrôle ordinaire s'impose lorsque deux des trois seuils suivants sont dépassés deux exercices de suite : un bilan de CHF 20 millions, un chiffre d'affaires de CHF 40 millions, 250 emplois à plein temps en moyenne annuelle (art. 727 CO). Les autres sociétés relèvent du contrôle restreint, auquel elles peuvent renoncer jusqu'à dix emplois à plein temps avec l'accord de tous les actionnaires (art. 727a CO). Le réviseur doit être agréé par l'Autorité fédérale de surveillance en matière de révision et indépendant (art. 728 et 729 CO).
Quand un dispositif international se justifie
- L'entreprise fait partie d'un groupe qui consolide ses comptes à l'étranger.
- Elle prépare une levée de fonds importante, une cotation ou une cession à un acquéreur international.
- Elle a des filiales dans plusieurs pays et des questions de prix de transfert.
Ce qui compte pour la plupart des PME
- Un interlocuteur qui connaît le dossier et répond vite.
- Une bonne maîtrise des règles suisses et cantonales.
- Une comptabilité reliée au pilotage : marges, trésorerie, budget.
- Un accompagnement proportionné à la taille de l'entreprise.
Les questions à poser avant de signer
Qui suivra mon dossier au quotidien ? Quel est le périmètre exact du mandat ? Comment la comptabilité et la révision sont-elles séparées ? Quel calendrier pour les échéances ? Les réponses permettent de comparer sur le fond.

